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| Rachida Ammari Cnrs 5227 Bordeaux et Inserm 901 Marseille |
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Calendrier |
Résumé Une unique et brève stimulation du noyau subthalamique (STN) dans la tranche de ganglions de la base (BGS) in vitro en présence de bloquants des récepteurs GABAA, génère des courants excitateurs de longue durée dans les trois cibles du STN étudiées, le globus pallidus (GP), le noyau entopédonculaire (EP), et la substance noire (SNr). Ces réponses consistent en un courant postsynaptique excitateur (EPSC) monosynaptique, de faible amplitude et de brève durée, médié par les récepteurs AMPA suivi par un barrage d’EPSCs AMPA pendant plusieurs centaines de millisecondes. Un courant lent entrant médié essentiellement par les récepteurs NMDA sous-tend les EPSCs tardifs qui présentent toutes les propriétés de courants polysynaptiques. Les EPSCs tardifs dépendent de l’intensité de stimulation du STN, de la présence du STN dans la tranche. Ils génèrent dans les neurones cibles du GP, EP et SNr, de longues bouffées de potentiels d’action. La même stimulation du STN dans des BGS provenant de souris déplétées en dopamine génère aussi des EPSCs complexes et de longues durées dans les neurones cibles du STN mais leur seuil de déclenchement est 2-3 fois plus faible, ils peuvent se réverbérer plusieurs fois en réponse à une stimulation unique du STN et ces bouffées d’EPSCs sont aussi générées de façon spontanée dans les neurones du GP, EP ou SNr. Afin de comprendre les mécanismes sous-jacents dans le STN, nous avons étudié la réponse des neurones du STN à la stimulation du STN ou de ses fibres afférentes glutamatergiques (venant du cortex, du thalamus ou du noyau pédonculopontin). Dans la BGS provenant de souris contrôles, la réponse des neurones du STN consiste en un EPSC monosynaptique médié par les récepteurs AMPA et de faible amplitude et de très courte durée quels que soient le lieu et l’intensité de stimulation. Au contraire, dans les BGS déplétées en dopamine, Cette réponse est considérablement augmentée en amplitude et en durée avec l’apparition d’une composante polysynaptique. Cet EPSC complexe peut se réverbérer lui aussi plusieurs fois en réponse à une stimulation unique et les neurones du STN génèrent aussi ces bouffées d’EPSCs de façon spontané. Des résultats similaires ont été obtenus dans trois types de BGS: des BGS provenant de souris traitées à la 6-hydroxydopamine 15 jours avant, traitées à la réserpine la veille ou incubées pendant plusieurs heures en présence d’un bloquant des récepteurs dopaminergiques de la famille D1. Nous proposons qu’un réseau glutamatergique est présent dans le STN et est sous le contrôle négatif des récepteurs dopaminergiques de type D1. Ce réseau serait constitué par des collatérales axonales récurrentes entre neurones STN. Lorsque ce contrôle inhibiteur est enlevé, le réseau glutamatergique génère spontanément des bouffées d’EPSCs qui à leur tour activent les courants dépolarisants intrinsèques aux neurones STN. Ces deux facteurs (réseau excitateur polysynaptique et courants voltage-dépendants) amplifient la réponse du STN à une excitation afférente et génèrent des bouffées de potentiels d’action qui sont transmisses aux neurones cibles (GP, EP, SNr). Ceux-ci à leur tour amplifient le signal afférent grâce à leurs courants voltage-dépendants et génèrent des bouffées de potentiel d’action de longue durée. Les hypothèses sur les conséquences fonctionnelles sont : - En situation contrôle, les bouffées de potentiel d’action de longue durée générées par les neurones de sortie des ganglions de la base (EP/SNr) représenteraient le ‘Global NoGo’ signal qui inhibe les boucles thalamo-corticales le temps de changer de programme moteur. Ce signal serait terminé par le retour inhibiteur du GP sur le STN - En condition sans dopamine, les bouffées d’EPSCs spontanés des neurones du STN pourraient être à l’origine des bouffées de potentiels d’action dans le réseau extrastriatal (STN, GP, EP, SNr), caractéristique de l’état parkinsonien. Cet état burstant du STN serait entretenu par les afférences excitatrices du STN venant du cortex, du thalamus médian ou du noyau pédonculopontin et synchronisé par les connexions réciproques entre le GP et le STN. |
Summary |
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| Equipe INMED | |||||||
| Equipe INB | |||||||
RACHIDA AMMARI a préparé sa thèse sous la direction du Constance Hammond et Liliana Garcia dans le laboratoire Mouvement, Adaptation et Cognition, UMR CNRS 5227 à Bordeaux, en collaboration avec l’unité 901 de l’INSERM à Marseille.Soutenance le Vendredi 15 Janvier 2010 à 14h à l’Institut de Neurobiologie de la Méditerranée sur le campus de Luminy « Role du Noyau Sous-Thalamique au sein du réseau des ganglions de la base : étude électrophysiologique in vitro en condition normale et parkinsonienne » |
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| Jury Président Pr André Nieoullon PU Université de la Méditerranée Rapporteurs Dr Laurent Venance DR CNRS Université Pierre et Marie Curie Paris 6 Dr Frédéric Nagy DR CNRS Université Victor Segalen Bordeaux 2 Examinateurs Dr Jérôme Yelnik DR Inserm Université Pierre et Marie Curie Paris 6 Dr Constance Hammond DR Inserm Université de la Méditerranée Dr Liliana Garcia IE CNRS Université Victor Segalen Bordeaux 2 |
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| Discipline Biologie des Eucaryotes | |||||||
| Spécialité Neurobiologie, Neurodegenerescence | |||||||
| Mots clés Ganglion de la base, Noyau Sous-Thalamique, transmission glutamatergique, Dopamine, Parkinson, Réseau. | |||||||
| Adresse du laboratoire | |||||||
| Mouvement, Adaptation, Cognition, UMR CNRS 5227, Université Victor Segalen Bordeaux 2 Bât 4A, 3ème étage, 146, rue Léo Saignat, 33077 Bordeaux cedex Directeur du laboratoire : Docteur Jean-René Cazalets INMED INSERM Unité 901 Parc Scientifique de Luminy BP 13 13273 Marseille Cedex 09 Directeur du laboratoire : Docteur Yezekiel Ben-Ari |
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| Contact rachida.ammari(a)u-bordeaux2.fr | |||||||