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| Prix Fondation BNP Paribas de l'Innovation Scientifique / 2 mai 2011 |
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| Le Prix 2011 est attribué à Jean-Marie Cabelguen et Jean-René Cazalets | ||
| Le projet de Jean-Marie Cabelguen et Jean-René Cazalets est de comprendre comment le tronc est articulé, pour développer des appareillages robotisés, afin de restaurer la marche et les mouvements chez les patients qui ont subi une lésion du système nerveux central (moelle épinière ou encéphale). Les données seront recueillies sur un modèle animal original, la salamandre, dont les commandes neuromusculaires de la queue sont très similaires à celles qui actionnent les muscles du dos chez l'homme. Voir présentation détaillée du projet jointe. | |||
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| Lundi 2 Mai 2011 Maison de la recherche 54 rue de Varenne 75007 Paris. De gauche à droite: Jacques Bouriez Président de la FRM; Jean Marie Cabelguen; Jean René Cazalets et Michel Pébereau Président de BNP Paribas . | |||
Issu de la rencontre entre biologie, informatique et robotique, ce projet de recherche, codirigé par Jean-Marie Cabelguen et Jean-René Cazalets, en collaboration avec Auke Ijspeert , a pour objectif de découvrir les principes qui régissent le fonctionnement du système axial chez l'Homme. La verticalité de notre espèce entraîne en effet des contraintes en termes d'équilibre, auxquelles le tronc répond de manière complexe, assurant la stabilité lors des mouvements. Comment ce tronc, très articulé, est-il commandé par les réseaux de neurones qui l'innervent ? Avec, à terme, un objectif ambitieux : rendre au tronc sa mobilité et son rôle dans la stabilité posturale lors de la marche chez les personnes invalides, grâce à une orthèse robotisée « intelligente ». Nombreux sont les patients qui pourraient bénéficier de cette technologie innovante, depuis ceux souffrant de pathologies spécifiques du tronc (camptocormie, ou cyphose lombaire progressive, scoliose, maladie de Parkinson, etc.) jusqu'à ceux atteints de tétraplégies ou d'autres paralysies suite à un accident (lésion de la moelle épinière, accident vasculaire cérébral). La bipédie représente un défi aux lois de l'équilibre ; avec un centre de gravité élevé, situé 40 à 50 cm plus haut que celui d'un quadrupède de taille équivalente, l'Homme, ou plutôt son système neuromusculaire, est en lutte permanente contre le déséquilibre intrinsèque créé par sa position verticale. En témoigne le long apprentissage de la marche chez l'enfant, puis de la stabilité, dans notre espèce. « Ce qui est encore méconnu, explique Jean-René Cazalets, est la façon dont sont couplés les membres et le tronc. On voit bien que ce dernier, hautement articulé, joue un rôle clé dans la stabilisation lors de la locomotion. Mais quels sont les mécanismes neurophysiologiques mis en jeu pour contrôler finement ces articulations et aboutir à l'équilibre ? C'est ce que nous essayons de comprendre. » Tout débute chez la Salamandre par des résultats d'expérimentations neurobiologiques réalisées dans l'équipe de Jean-Marie Cabelguen.(cliquez sur ce lien video de la salamandre modélisée)) Ils montrent que les commandes neuromusculaires de la queue, mises en jeu lors des déplacements terrestres de cet amphibien et nécessaires au maintien de sa stabilité, sont très similaires à celles qui actionnent les muscles du dos chez l'Homme. La Salamandre constitue par conséquent un excellent modèle pour appréhender l'architecture et le fonctionnement basique des réseaux neuronaux humains qui innervent le tronc. Des expériences électrophysiologiques et pharmacologiques destinées à élucider ces mécanismes au niveau cellulaire complèteront l'approche biologique chez l'animal. |
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La modélisation chez la Salamandre représente donc un pas important vers la modélisation des mouvements du tronc chez l'Homme. En effet, bien que de nombreux modèles aient été développés pour simuler les mouvements des membres au cours du déplacement, la mobilité du tronc, quant à elle, n'a été que très peu analysée. Afin de franchir l'étape suivante, le fonctionnement du système locomoteur humain doit être étudié grâce à la plate-forme d'analyse de la motricité de l'équipe de Jean-René Cazalets : des sujets sont équipés avec des électrodes qui enregistrent l'activité des différents muscles (enregistrements électromyographiques) ; les mouvements du corps sont enregistrés en même temps afin de coupler la biomécanique de l'action musculaire et la mécanique du tronc. Cette étude sera réalisée dans différentes conditions, mimant les informations sensorielles qui affluent au cerveau lors de la locomotion et qui permettent l'adaptation à l'environnement. Par exemple lors d'une stimulation du vestibule (cavité de l'oreille interne), qui est un des éléments impliqués dans le maintien de l'équilibre. Parallèlement, le robot-salamandre sera soumis aux mêmes conditions expérimentales afin de modéliser sa réponse aux perturbations de l'environnement telles que dénivelés, obstacles, etc. et s'approcher au plus près de la locomotion réelle. Le but de la comparaison entre les données d'enregistrement humaines et celles du robot-salamandre est d'aboutir à une modélisation du système axial chez l'Homme. Cela devrait permettre aux chercheurs d'élucider l'organisation de la commande neuronale de notre tronc multiarticulé. Deux voies de recherche vers des applications médicales Plus d'info La Salamandre, animal modèle Le soutien apporté au projet (248.000 euros pour 2 jeunes scientifiques attachés à ce projet) |
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| FBN 4 mai 2011 |