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"en neurosciences quatre ou cinq pôles en France..." |
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Bernard Bioulac, fait le point sur l’état d’avancement des changements en cours et des conséquences pour la recherche scientifique au point de vue local et national, suite aux événements de l’année 2004 et des Assises d’octobre qui ont suivis. Il aborde également les grandes directions à venir, ses préoccupations et ses espoirs pour la recherche futur. |
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| Y D / INB Pôle de compétitivité, pôle d’excellence, super UMR et TGU on se perd un peu dans les appellations, ou en est on actuellement, et ce qui à été décidé ? Bernard Bioulac On attend la loi de programmation pour aller plus loin. Il y a deux éléments qui se profilent sérieusement au niveau du CNRS, de l’INRA et de l’INSERM. Il y a une volonté pour regrouper les moyens en ingénieurs, ITA, instruments et plateforme, donc effet de mutualisation, mise en commun, et ceci induira la diminution du nombre de formations à terme. Notre IFR sera également dans cette logique , puisque le mouvement concernant le centre Magendie est initié entre l’Inserm et le Cnrs. Cela demandera certains efforts de réorganisation à ces unités. La notion de pôle d’excellence est un élément qui ressort très clairement de la préparation des Assises et qui vraisemblablement sera obtenu d’une façon ou d’une autre, à la question quelle forme cela prendra exactement, on ne sait pas encore. Ce qui est sur, c’est lorsqu’il y a des IFR, surtout lorsqu’elles seront monothématiques comme le notre, et déjà structurées, il y a de bonnes chances qu’il y ait une concordance s’il y a la qualité évidemment, entre ces pôles d’excellence et les IFR déjà structurés. Les IFR pourront jouer un rôle structurant pour les futurs pôles, voila ce que l’on peut dire aujourd’hui. YD Sur la restructuration du pôle Magendie en sait on un peu plus ? Bernard Bioulac Sur l’Institut MAGENDIE, des discussions sont engagées entre l’INSERM et le CNRS. L’INSERM a clairement décidé de faire un regroupement de ses 3 unités, les discussions évoluent aujourd’hui sur l’idée d’une formation mixte INSERM-CNRS .Elles sont toujours en cours au niveau des directions parisiennes. YD Le gouvernement vient de mettre en place l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) quelle va être son mode de fonctionnement ? Bernard Bioulac Sur le mode de fonctionnement de l’ANR, on a que de grandes esquisses, les EPST se mobilisent pour être correctement représentés au sein de la gestion de l’ANR, il y a un certain nombre de programmes qui sont annoncés (diabète, maladies cardio-vasculaires, et j’espère neurosciences !), qu’ils devraient être dotés de sommes non négligeables, et qu’ils fonctionneront ensuite sur un mode d’appel d’offres, |
il y aura des comités de pilotage par thématique, et une évaluation des dossiers qui seront présentés dans ces appels d’offres. |
YD Les pouvoirs publics demandent une implication plus grande du secteur privé dans la recherche, doit on s’attendre à une participation accrue de ce secteur ? Bernard Bioulac Peut-être va-t-on vers une aide privée par les fondations, plus que par l’industrie telles la FRM,l’ARC,l’AFM,la FRC On commence à avoir des fondations qui sont relativement fortes en terme de puissance d’argent, alors si la recherche européenne se développe comme elle le devrait, est-ce que ces fondations auraient une connotation européenne ? On aurait alors une plus grande similitude de fonctionnement avec les USA. En tout cas, l’apport du privé en neurosciences n’est pas aussi important que dans d’autres secteurs comme l’écologie ou la chimie. YD L’INB est étroitement lié par des collaborations avec quelque start-up et entreprise, de nouveau projet sont en cours, proposez vous des incitations à leur développement ? Bernard Bioulac Il faut soutenir les start-up, (ou entreprise) notre IFR a déjà tissé des liens avec 3 d'entre elles : Amplitudes Systémes (Collaboration avec la PICIN,Daniel Choquet), Fluofarma ( P.V. Piazza), Image Guided Therapy (Chrit Moonen). Dans l’année qui vient je voudrais développer les rencontres avec le milieu industriel aquitain élargi, essayer de voir si on peut avoir plus de contacts dans les biotechnologies, mais aussi avec les gens qui développent des outils informatiques sophistiqués, des nanotechnologies, qui peuvent être intéressantes pour la recherche. Il y par exemple Pierre MEYRAND, CNRS UMR 5816, qui développe une start-up (Neurocom, projet visant à l’utilisation de neuroprocesseurs pour stimuler le système nerveux central et qui rapprochera la biologie et la neuro informatique ; ce sont des pistes intéressantes. Je pense qu’il faut essayer de rapprocher davantage ce monde d’industrie de pointe et certains de nos laboratoires, soit pour avoir des outils pour mieux interroger le système nerveux central dans ses fonctions, et soit même pour apporter des suppléances dans certaines maladies. Ceci va nous amener à faire cette année une journée de contact avec l’industrie et également avec des collègues de Bordeaux 1 qui travaillent sur les microsystèmes, les nanotechnologies, tout ce qui touche au traitement du signal. Il faut faire un effort d’ouverture. |
YD |
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