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...(d'autres s'y interessent dans le cade du langage , etc..) directement chez le macaque premier singe de l'ancien monde (famille des cercopithèques) qui expriment la majeure partie de ces gènes (encore en cours de caractérisation globale). Mais on peut aussi s'interesser aux gènes (anciens) dont le rôle évolue au cours de la phylogénése et acquièrent de nouvelles fonctions chez les primates vs. les rongeurs (soit propriétés soit expression dans d'autres structures)
INB
Acquérir des tissus non humains , dans quel but ?
Céline Guigoni
La Biothèque Primates non Humains a pour enjeu scientifique l'étude des réseaux de gènes spécifiques humains avec une application dans le domaine bio-médical.
Elle a également des enjeux économiques comme la création d'une structure de transfert entre les centres de primatologie, les zoos et la recherche, jusqu'à présent absent,ou comme la valorisation des ressources européennes de part la grande variété des espèces. Il est bien évident que la Biothèque est aussi un enjeu éthique.
Elle participe à la politique de l’accès scientifique à la biodiversité tout en préservant les animaux. La rareté de certaines espèces de primates non humains et la disparition progressive des "grands singes" créent un besoin de maximisation des tissus obtenus à partir de ceux ci, ce que pourra offrir la Biothèque en proposant un maximum d'échantillons à partir d'un minimum d'animaux.
INB
La recherche et l’utilisation de tissus non humains étaient confrontés à quels problèmes jusqu'à présent ?
Céline Guigoni
Peu de laboratoires de recherche travaillent sur le primate non humain. En effet cela demande une infrastructure adaptée à l'accueil des animaux, du personnel qualifié… de plus ces laboratoires ne possèdent en général qu'une seule espèce en raison de la rareté et de la difficulté, d'accès et d'obtention de certaines espèces. |
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La Biothèque proposera un accès à plusieurs espèces de primates non humains, permettant la conservation de la phylogénèse et donnant ainsi le moyen aux laboratoires d'élargir leurs objectifs.
INB
Le Contrôle qualité est essentiel ?
Céline Guigoni
La source et l'état sanitaire de chaque animal sont contrôlés grâce à l'obtention des certificats sanitaires vétérinaires, des permis CITES d'import/export, des autorisations de transport et du numéro de tatouage. Les produits dérivés quant à eux possèdent une fiche récapitulant leur identité, la quantité de produit dérivé et une mesure de sa qualité tout en permettant de remonter à l’individu donneur.
INB
La distinction entre tissuthèque et probiothèque ?
La Tissuthèque sous la responsabilité du Dr Erwan Bezard, est localisée au Laboratoire Mouvement Adaptation Cognition, CNRS UMR 5227, Université Victor Segalen, à Bordeaux. La Tissuthèque a pour rôle d'acquérir des tissus (aires cérébrales et organes périphériques) de primates non humains (Macaque, Cercopithèque, Marmouset…) via un réseau de collaborateurs: directeurs de centres de primatologie, centre d'élevages, de zoos et de laboratoires publics et privés, après contrôle de la source et l'état sanitaire des animaux (démarche contrôle-qualité; normes OCDE des CRB). Les tissus sont ensuite préparés en vue d'une analyse histologique. La Probiothèque sous la responsabilité du Dr Jean-Louis Nahon, est localisée à l'Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire, CNRS UMR 6097 à Sophia-Antipolis/Valbonne. Deux ingénieurs, Mme Audrey Audegond et Mme Marie-Jeanne Fauvergue, transforment les tissus récoltés par la Tissuthèque en produits dérivés (ADN, ARN et protéines) et assurent le contrôle qualité.
INB
Cette banque de tissus primates non humains va fonctionner de quelle manière pour le demandeur, avec quel financement, est ce une banque à but lucratif ?
Céline Guigoni
La Biothèque est avant tout une banque à visée scientifique. |
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Elle est financée par le CNRS. La Biothèque fonctionnera principalement grâce à son site Internet. Le demandeur aura alors un aperçu des tissus proposés et pourra demander un devis. La biothèque est gérée par le logiciel Cresalys® de la société Alphelys, chaque échantillon est identifié par une étiquette code barres en relation directe avec le logiciel, ce qui permet une évaluation rapide de l’adéquation offre/demande.
Les échantillons seront ensuite expédiés par l'intermédiaire d'un transporteur spécialisé dans le transport de produits biologique sous carboglace. La participation financière demandée permettra de couvrir les frais engendrés pour le traitement des tissus et leur envoi.
INB
Y a t’il une standardisation du référencement des biobanques dans une publication . Que pensez vous de l'idée d'élargir le concept de facteur d'impact aux biobanques pour obtenir une meilleure gestion et une utilisation optimale de l'information biologique et génétique, il permettrait d'évaluer l'utilisation d'une biobanque donnée et de mesurer l'impact de cette utilisation sur la recherche qui en découle .
A notre connaissance il n'existe pas de standardisation du référencement des biobanques dans une publication. Les biobanques peuvent recevoir différents agréments comme les plate-formes. De plus, il est souhaitable que les biobanques se rapprochent des critères de fonctionnement des Centres de Ressources Biologiques (CRB) tel que défini par l'Organisation de la Coopération et le Développement Economique (OCDE):
La création d'un facteur d'impact aux biobanques pourrait être une bonne idée car cela permettrait de récompenser académiquement les personnels impliqués et faciliterait l’évaluation de leur activité.
INB
Quel va être l’évolution de cette biothèque , que souhaitez vous quelle devienne ?
Nous distribuons tant les tissus que les produits dérivés à des laboratoires publics et des entreprises privées qu’ils soient français, européens et au delà internationaux. |
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Nous comptons aussi proposer des prestations de services, telles que la fabrication de banques d'ADNc, l'établissement de lignées cellulaires ou la mise à disposition de "Tissuarrays" spécifiques. Il s’agit réellement d’une collection biologique vivante qui tachera de répondre aux demandes
« exotiques » de nos collègues.
Céline Guigoni à effectuée son cursus universitaire à la faculté des sciences et technique d'Aix-Marseille III, et passe sa thèse en septembre 2002 portant sur "l'infection in vitro des motoneurones spinaux par le virus de la rage: étude immunocytochimique et ultrastructurale". Arrivée en avril 2003 à Bordeaux pour effectuer un stage post-doctoral sous la reponsabilité d'Erwan Bézard dans l'équipe Basal Gang alors dirigée par Christian Gross dans l'umr 5543 du Pr Bioulac. Aujourd'hui toujours sous la reponsabilité d'Erwan Bézard mais dans sa propre équipe et dans l'umr 5227 dirigée par J.R. Cazalets. Son sujet principal est l'étude de la physiopathologie des dyskinésies L-dopa induites dans la maladie de Parkinson. Elle prend la responsabilité de la gestion de la biothèque (mise en place des conventions, contact avec les donnateurs de tissus potentiels, Cresalys ...).
Propos recuillis par Yves Deris le 26 Septembre 2007 COM /INB
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