Neurosciences bordeaux
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  chercheur :
 
Dellu-Hagedorn
  Françoise Dellu-Hagedorn
Chargé de recherche - PhD
CNRS
cnrs
  Chercheur
Coordonnées :
CNRS UMR 5287 - INCIA
Institut de Neurosciences cognitives et intégratives d'Aquitaine
Université Victor Segalen Bordeaux 2
146 rue Léo Saignat
Implantation
Charles Perrens Hôpital psychaitrique
33076 Bordeaux cedex
Tel : +33 05 57 57 15 51
Fax : +33 05 56 90 14 21

Mail du chercheur : mail
tel: +33 05 57 57 15 63
  Equipe :
Neuropsychopharmacologie de l'addiction - Martine Cador  
 
  Axes de recherche :
Cognition normale et pathologique

Thèmes de recherche (FENS) :
Cognition et comportement / Motivation et émotion ; Cognition et comportement / Pharmacologie comportementale ; Conditions neurologiques et psychiatriques / Troubles psychiatriques

Expertises scientifiques :
approche comportementale chez le rongeur des processus cognitifs et conatifs ; différences inter-individuelles comportementales ; traits comportementaux ; expertise pré-clinique ; modèles animaux de psychopathologie

Expertises technologiques :
analyses comportementales de la mémoire ; prise de décision ; attention ; anxiété ; impulsivité ; recherche de nouveauté ; sensibilité à la récompense ; sensation et recherche de risque ; conditionnement opérant ; pharmacologie comportementale ; différences inter-individuelles comportementales

Mots clés :
comportement ; fonctions exécutives ; cognition ; impulsivité ; anxiété ; recherche de nouveauté ; modèle animal ; différences inter-individuelles comportementales ; pharmacologie comportementale ; modèles de symptômes cliniques chez l'animal ; rongeur ; attention ; sensation et recherche de risque ; sensibilité à la récompense
   
   
 
Projets de recherche : Un challenge de taille pour la recherche biomédicale en psychiatrie est de modéliser les symptômes des troubles mentaux dans des modèles animaux desquels elle dépend. Les travaux que j’ai menés représentent un effort en ce sens, en posant les bases d’un modèle d’étude des fonctions exécutives et des traits associés à leur dysfonctionnement par une approche dimensionnelle chez le rat. Cette approche permet de cerner des comportements extrêmes au sein d’une population « normale », des dysfonctionnements naturels et de révéler l’impact de traits comportementaux sur les processus d’adaptation. Au sein d’une cohorte standard, nous avons pu identifier certains animaux présentant spontanément des troubles du fonctionnement exécutif : déficits concomitants de mémoire de travail et d’inhibition, décisions inadaptées associées une propension à prendre des risques et une sensibilité accrue aux psychostimulants. Ces relations sont à rapprocher des symptômes d’un ensemble de troubles psychiatriques invalidants. On peut citer la manie, les troubles agressifs de la personnalité, le trouble d’hyperactivité avec déficit attentionnel (TDAH) ou encore les troubles liés à l’abus de substances. De la même façon, il est possible d’identifier certains animaux présentant des symptômes de différents sous-types du TDAH. Le modèle animal dimensionnel que j’ai établi permet d’explorer ces liens expérimentalement, d’en cibler les substrats, dans le but de mieux comprendre le fonctionnement exécutif normal et pathologique. L’utilisation de tâches similaires à celles utilisées en clinique nous permet d’étroites comparaisons homme-animal. Ces comparaisons sont possibles dans les deux sens, soit en examinant plus en détails chez l’animal ce qui est observé chez l’homme (lien entre fonctionnement exécutif et traits comportementaux, associations mémoire de travail - inhibition, substrats neurobiologiques associés), soit en utilisant les observations obtenues dans le modèle animal pour générer des hypothèses applicables à l’homme, à partir d’un modèle simplifié et mieux contrôlé (rôle du système de récompense dans le dysfonctionnement exécutif, réseaux neuronaux différentiellement activés, automatisation du comportement, origine développementale du déficit). S’il est maintenant de plus en plus admis que la plupart des troubles mentaux ne sont pas des entités cloisonnées mais sont les extrêmes d’un continuum entre normal et pathologique, ce postulat n’a jamais été démontré. Les recherches chez l’homme visant à fournir cette démonstration pourraient s’inspirer de nos travaux chez l’animal qui étayent cette hypothèse.
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